le 12000ème jour !

Déclaration des Compagnons de l’Imam Moussa Sadr
à l’occasion du 12000ème jour de sa disparition
فَرَدَدْنَاهُ إِلَىٰ أُمِّهِ كَيْ تَقَرَّ عَيْنُهَا وَلَا تَحْزَنَ وَلِتَعْلَمَ أَنَّ وَعْدَ اللَّـهِ حَقٌّ وَلَـٰكِنَّ أَكْثَرَهُمْ لَا يَعْلَمُونَ
Ainsi Nous le rendîmes à sa mère, afin que son œil se réjouisse, qu’elle ne s’affligeât pas et qu’elle sût que la promesse d’Allah est vraie. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Le 10 juillet 2001 est un jour de Dieu comme les autres, sauf qu’il s’y affiche un nombre incroyable : 12000 jours d’hôtage! C’est une vie, et équivalent de presque 33 ans ! ۳۳ ans passent de cette journée néfaste du 31 aout 1978, dans laquelle l’Imam Moussa Sadr est vu pour la dernière fois publiquement vers 13h00 devant l’Hôtel al-Chât’e à Tripoli, la capital de la Libye, montant dans la voiture du protocole en destination du bureau du
guide libyen, Mouammar Kadhafi. Et depuis plus aucun nouvel.
Le guide spirituel des chiites libanais, le président du Conseil supérieur des Chiites au Liban et le fondateur du mouvement des déshérités, Seyyed Moussa Sadr, est né au 4 juin 1928 à Qom (en Iran). Issu d’une grande lignée des clercs, originaire du mont du Liban (Jabal ‘Amel), il a fait ses études primaires, et puis religieuses aux écoles chiites de Qom et en suite à Nadjaf, pour y étudier des sciences religieuses. Aussi, il a suivi simultanément ses études universitaires, et fut l’un des premiers clercs qui ont franchi la ligne de séparation entre les deux sciences religieuses et soit disant profanes, et frappé à la porte de la prestigieuse l’Universités de Téhéran. Il y obtient sa licence en Economie à la faculté du droit.
Après avoir mené deux expériences enrichissantes (une école privée islamique pour les études secondaires comme directeur, et puis la publication du mensuel « Maktab-e Eslâm » dont il fut l’éditeur en chef), il s’est installé au Liban, à la demande d’Imam Charefeddin dont il fut le successeur et l’exécuteur testamentaire.
Pendant moins de 20 ans de sa présence au Liban, il a œuvré non seulement pour les chiites du Liban, mais aussi pour tous les libanais de toutes confessions ; pour établir le dialogue, la coexistence et la convivialité. Ainsi, il était le Messie pour les chrétiens, et l’Imam de tous ceux qui étaient privés de leurs droits légitimes de vivre aisément et en paix avec leurs prochains.
Il fonda le noyau de la résistance libanaise au sein de son mouvement des déshérités, et sa branche armée AMAL (les brigades de la résistance libanaise), avec l’aide de Mustapha Chamran, contre l’occupation israélien au sud Liban. Mais la vision de la guerre civile n’était pas lointaine ! Pour écarter tout déclanchement d’une guerre civile et confessionnelle, il a mis en œuvre tout ses moyens : la grève de la faim, ses discours apaisants, et enfin visite aux dirigeants arabes, et les faire comprendre le complot contre l’unité du Liban, et à travers ceci contre le monde musulman. C’est ainsi, qu’il s’est trouvé le 25 aout 1978 à Tripoli, sous le conseil du président Boumediene d’Algérie, et avec l’invitation officielle du guide libyen en personne et la
Jamâhirieh du Libye.
Depuis, on a aucune nouvelle de celui qui fut la voix des sans voix. Aujourd’hui, après 12000 jours, sa voix est plus proche à nous, et notre espoir de le trouver parmi les siens est plus grand, grâce au soulèvement populaire contre les 41 ans de la dictature de Mouammar Kadhafi et le pouvoir corrompu en place à Libye. Les scénarios se succèdent les uns aux autres : du départ de l’Imam Moussa Sadr et ses compagnons en Italie (le 31 aout 1978), à son assassinat par les forces palestiniens, ou forces libyens, ou sa mort en prison ! Mais, aucun preuve et certitude de sa mort, ni de sa vie. Convaincu de sa vie, sa famille et ses fidèles lance un appel à l’occasion de 12000ème jour de sa disparition mystérieuse.
Quoiqu’il soit son destin, le colonel Kadhafi en personne et son entourage immédiat sont les responsables de ce crime atroce qui priva le Liban, la communauté chiite, le monde arabo-musulman, le Moyen –Orient et le monde tout entier d’un homme de la paix, du dialogue, et de modération, et une force libératrice et modéré dans un monde tourmenté comme le nôtre, pendant 33 ans. Kadhafi a reconnu publiquement d’avoir rencontré l’Imam Sadr le jour de sa disparition, après 24 ans de mensonge et négation en 2002.
L’enlèvement, séquestration et privation de tous les droits fondamentaux et les libertés individuelles de l’Imam Sadr et ses deux compagnons (Cheikh Mohammad Ya’ghoub et le journaliste Abbas Badreddin) est un crime contre l’humanité, qui a eu pour le bout de faire surgir les guerres civiles, ethniques et interconfessionnelles à l’intérieur du Liban et en dehors de celui-ci dans la région du Moyen-Orient, pour déstabiliser les équations
politiques au niveau national et régional.
Nous, les jeunes compagnons de l’Imam Moussa Sadr, de la génération de ses enfants et ses petits-enfants, demandons au peuple libyen, aux combattants avérés, engagés contre la dictature de Kadhafi, au nom de liberté, et au nom de l’amitié entre les peuples musulmans de la Lybie, le Liban et l’Iran de prendre au sérieux le dossier de la disparition de notre Imam, Seyed Moussa Sadr, pour le respect de l’homme et de l’humanité, comme le dit le Coran, et comme il était l’attitude de l’Imam Moussa Sadr, face à toute question posée concernant le respect de la personne humaine. Sauvons l’homme, et suivons sa pensée ! Que Dieu lui bénisse et nous aide d’avoir le courage de le libérer.
Les Compagnons de l’Imam Sadr
Association Culturelle ONG
Iran (Téhéran) – Europe (Paris)

امام صدر نیوز رسانه ای مستقل است که با هدف پر کردن خلأ اطلاع رسانی موجود در پی گیری پرونده ی امام موسی صدر از سوی گروهی از دوست داران امام موسی صدر به روز می شود؛ جوانانی که مشی و منش و اندیشه ی امام صدر و رویکرد دینی، اجتماعی و سیاسی او مبتنی بر کرامت انسان را پیش چشم خود دارند و در آرزوی بازگشت او و تحقق آرمان های انسانی او تلاش می کنند.